29 janvier 2017

Vang Vieng, au-delà des préjugés

C’est après 13 heures de voyage et une escale à Vientiane (impossible de faire un direct depuis Thakhek), que nous découvrons Vang Vieng. A peine arrivés, les embrouilles commencent : le chauffeur du mini-van nous demande 10 000 kips par tête en plus pour nous déposer en centre-ville. Ayant déboursés 40 000 kips pour le trajet on trouve ça vraiment gonflé ! Agacés et affamés (ceci explique peut-être cela !) nous descendons à la gare routière. La bonne surprise ? Nous sommes à 5 minutes de l’hyper centre et avons évité un énième arnaque…

Prendre ses marques à Vang Vieng

La première chose qui nous surprend c’est la quiétude de la ville, elle est déserte ! On relativise, en pleine journée, il est probable que la majeure partie des touristes soit parti en excursions. Nous sommes également surpris par l’architecture qui diffère complétement de ce que nous avons pu croiser au Laos. Les bâtiments de type « coloniaux » sont omniprésents, ils sont de toutes les couleurs : jaune, rose, bleu !

Fatigués par notre périple nous prenons la première guesthouse que nous croisons, 100 000 kips et eau chaude, ça fera l’affaire pour la première nuit. Nous en trouverons une seconde le lendemain pour 80 000 kips « Mexaiphon ». Nous filons manger le repas du midi et revenons de bien meilleure humeur (le ventre c’est sacré). Il est temps de partir à la découverte de la ville : nous cherchons désespérément à accéder aux abords du Nam Song qui la traverse. Tout semble privatisé et bétonné sur la rive, pas cool. En avançant davantage on découvre un pont, payant… Non mais oh ! On fait demi-tour ! Nous rebroussons chemin vers le nord de la ville et trouvons un petit pont suspendu, gratuit et bien plus mignon. L’autre rive est plus préservée et entourée de montagnes karstiques, c’est tout simplement magnifique ! On finit cette première journée dans un des très nombreux restaurants « Chill » qui donnent sur les montagnes à admirer le coucher de soleil. La carte est davantage européenne que laotienne. On se dit que la ville n’a pas grand-chose d’authentique en terme de culture mais qu’elle n’est pas pour autant désagréable.

 

 

Vang Vieng, mythe ou réalité ?

Vang Vieng est aujourd’hui encore réputée pour ses frasques. Cette petite ville nichée entre les montagnes compte environs 25 000 habitants. Elle est devenue dans les années 2000 la destination incontournable des fêtards : tubing, opium, alcool… En 2012, le gouvernement prend des mesures radicales : fermeture des bars longeant la rivière, interdiction de vente de drogue et couvre-feu à 23h00. Bon ça c’est sur le papier car en vrai, nous croisons quelques pancartes « cheap opium » sur la route et n’avons pas constaté de fermeture après 23h00. Mais nous sommes tout de même surpris : nous n’avons pas croisés de touristes sur-alcoolisés ou de bars festifs. A contrario la ville semble morte… et les très nombreux restaurants vides ! Nous sommes surement en phase de transition et profitons de la quiétude la ville.

Que faire à Vang Vieng ?

Prendre du bon temps au bar (pétanque et hamac…)

Les jours suivants nous nous essayons à plusieurs activités. La principale durant nos 5 jours ? Prendre du bon temps et se relaxer… Les boucles successives des Bolovens et de Thakhek auront eu raison de nous ! Au programme, tri des photos, rédaction des articles, hamac, pétanque et smoothie. Pour toutes ces activités, nous avons trouvé un spot formidable : « The smile beach bar » au bord du fleuve.

 

 

Se perdre à pied dans la campagne de Vang Vieng

Afin de reprendre doucement le rythme du voyageur, on décide d’explorer la ville à pied. On met le cap sur la petite île de Saysong, de l’autre côté de la rive. On découvre la campagne de Vang Vieng avec enthousiasme, tout semble si paisible… Nous traversons les champs, esquivons les nombreux buffles non sans crainte et restons émerveillés devant les paysages. Sans le savoir, nous partons pour 3 heures de ballades hors des sentiers battus en longeant le fleuve.

 

 

Prendre un scooter et découvrir les alentours

Après avoir repris du poil de la bête, on reprend nos vieilles habitudes et partons à l’assaut de la ville et de ses alentours en scooter. Bon pour visiter la ville, pas besoin d’engin motorisé, nos petites jambes sont amplement suffisantes. Par contre, afin d’accéder aux différents points de vues et grottes qu’offrent la région, c’est indispensable. Nous traversons le pont payant de bon matin et allons jeter un coup d’œil au Blue Lagon. L’entrée du parking payant ainsi que les dizaines de scooters et de mini van nous découragent. Au secours, trop de touristes à macérer dans une mare, non merci. On se rend rapidement compte que les pistes sont fastidieuses : ça secoue là-dedans ! On passe notre tour pour les 4 ou 5 grottes (trop de grotte tue la grotte) et décidons de faire une boucle pour rejoindre le lacs Nam Ngum. Maps.me nous indique 4 heures pour 90 km… improbable, il doit se tromper. On se lance sur le parcours et gravissons une première montagne avec notre bolide. Justine doit descendre à de nombreuses reprises car ça monte sec !

 

 

En une heure on a fait 15km… Bon on va pas faire demi-tour ? On continue ! Notre ballade se transforme rapidement en motocross mais les paysages sont saisissants : vallée verdoyantes, montagnes escarpées, champs d’un jaune vif, petits villages isolés et laotiens tout sourire. On adore ! Mais on commence à fatiguer. La dernière rivière nous achèvera. Justine « ah oui, je n’avais pas vu qu’il n’y avait pas de pont pour la traverser ». Pas moyen de faire demi-tour et de refaire les 3 heures de cross en sens inverse. Miracle ! Un local déboule en courant et affrète un petit bac pour la traversée contre 5 000 kips. Au top !

 

 

Nous arrivons au lac aux alentours de 15 heures. Sur les conseils de voyageurs, nous nous arrêtons au Nirvana. Ce « resort » est un coin de paradis perdu qui accueille également des animaux en tout genre. Sa vue sur le lac est imprenable (jeter un coup d’œil à la photo de l’article, pas mal non ?). On se contentera d’une bière mais on s’y serait bien vu passer une ou deux nuits ! A bon entendeur…

Visiter le marché tôt le matin et échanger avec les locaux

On va pas se le cacher, Vang Vieng n’est pas une ville très authentique ! Mais si vous êtes courageux et que vous vous promenez de bon matin vous pourrez déambuler dans le marché local, celui où se croisent les laotiens.

Demain, nous changeons d’ambiance et partons pour Luang Prabang.

 

Plus d’images…

 

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Conseils aux voyageurs

On a aimé
La campagne de Vang Vieng et ses paysages saisissants
Boire un verre au Nirvana, sur le lac Nam Ngum
Sortir des sentiers battus en scooter
Manger des pancakes chocolat, banane, beurre de cacahuète (toujours plus !)
Conduire une semi-automatique, indispensable sur les pistes et moins onéreuse que l’automatique
Notre guesthouse « Mexaiphon », très bonne chambre et emplacement idéal

On a moins aimé
Le fait que toute la rive ait été privatisée et bétonnée, quel dommage…
Certains touristes qui persistent à se promener en maillot de bain alors que le rapport à la nudité au Laos est si particulier
Le manque d’authenticité de la ville en elle-même
Le côté fantomatique de la ville, mais où sont-ils tous passés ?
La laundry ratée : le rose c’est tendance non ?

On aurait dû
Faire un tour en montgolfière pour 50€ car les paysages sont vraiment à tomber !
Passer une nuit ou deux au « Nirvana Resort » sur le bord du lac Nam Ngum

Informations pratiques
Location de scooter semi-automatique : 40 000 kips
Guesthouse : « Mexaiphon » 80 000 kips
Mini van depuis Vientiane : 40 000 kips
Bus pour Luang Prabang : 70 000 kips

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